Critique: Batman The Dark Knight

En tant que personne neutre face au cinéma de DC et de Marvel, je dois dire ceci: je n’ai jamais été un grand fan des superhéros. Il est vrai que je ressens quelque chose de positif envers la première trilogie de Spiderman (partie de mon enfance), ou que j’ai regardé la plus grande partie des films des deux entreprises et, que je les aime plus ou moins, je sais reconnaître (ou j’essaie) quand est-ce qu’ils sont bons ou mauvais. Sans chercher trop loin, le deuxième film des deux trilogies de Spiderman me semblent bons (7/10), autant que le nouveau Wonderwoman de Gal Gadot.

Cependant, je dois reconnaître encore quelque chose: j’ai une faiblesse pour Batman. Depuis toujours. Il est le seul superhéros qui m’a marqué (logiquement, de façon purement personnelle) et qui m’a fait me poser une énormité de questions. Tout ce qui entoure ce personnage a tendance à me plaire (même Batman & Robin, et il est bien l’un des pires films que je n’ai jamais regardé!), que ce soit dans le cinéma ou dans le secteur des jeux-vidéo… ou directement dans celui des BD.

Lorsqu’on me demande quels films concernant ce superhéros me semblent brillants – laissant de côté l’animation -, je sors toujours “Batman Returns” de Tim Burton (un merveilleux film que je vous recommende) et la trilogie de Christopher Nolan. Je ne vais pas en parler en détail aujourd’hui; je vais me centrer sur son deuxième titre, “The Dark Knight” ou “Le Chevalier Noir” en France.

Comme tout le monde, j’ai un top x de films; dans mon profil sur Filmaffinity (Yuee12), “Le Chevalier Noir” prend la troisième place. Je sais qu’il ne s’agit pas du meilleur film dans ce monde, mais il s’agit sans aucun doute d’un de mes préférés: un film qui m’a entièrement captivé, jusqu’au point de m’avoir motivé à le regarder plus de quatre fois Et voulez-vous savoir le pire dans toute cette affaire? Même si le ton et les sujets ne sont pas les mêmes que dans “Inside Out”, j’ai ressenti la même chose: à chaque fois que je regarde ce film, je me sens encore plus émerveillé.

Christopher Nolan a réussi à nous apporter un film sans aucun trou dans son écriture: tout ce qui se passe dans “The Dark Knight” est cohérent. Quelques uns tenteront de retourner la situation et plaideront que ceci est un mensonge, qu’ils ont trouvé des fautes indéniables que plus tard je vous présenterai. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un problème d’écriture mais de perception, ou une confusion entre ce qui est cohérent et ce que chacun de nous pense. Ici se retrouve à nouveau cette différente entre l’objectivité et la subjectivité de laquelle je suis si habutié à parler.

Retournant à ce qui est important – et en me répétant pour accentuer -, nous nous trouvons face à un de ces films qu’on ne produit plus. Un thriller sans égal qui pourrait être facilement comparé à des grandes oeuvres du genre, entre lesquelles le propre Nolan a été directeur (Inception, Memento, …). En regardant “The Dark Knight”, nous ne nous trouvons pas face à un superhéros qui fait des choses “cool” uniquement dans le but d’impréssionner. Nous trouvons un Bruce Wayne plus humain et mieux interprété que jamais, un homme avec un développement psychologique délicieux qui, selon moi, touche le sommet et son meilleur moment ici. Avec lui, nous avons James Gordon et une série de personnages, entre guillemets, sécondaires qui ne restent pas en arrière, mais qui ne sont clairement pas mis au même niveau d’importance que Batman, le Joker (interprété par le décédé Heath ledger) et Harvey Dent (le brillant Aaron Eckart).

Il est impossible de parler de ce film sans mentionner les trois représentants principaux: responsables des trois des meilleurs (sinon les meilleurs) interprétations masculines que je n’ai jamais vu, Bale, Eckart et Ledger donnent un vie, une substance et une cohérence à leurs personnages grâce à leurs impréssionnantes qualités professionnelles. Cependant, je partage l’opinion (ou la vision) de ce que beaucoup disent sur Ledger ayant un pas en avant. Ce monsieur a réussi à créér un Joker entièrement propre, et a fait un travail que je n’ai jamais vu prendre avec tant de passion dans l’industrie du cinéma. Il est facile, pour beaucoup, de le comparer à Jack Nicholson et de dire que ce dernier est meilleur, alors que Nicholson s’est limité à interpréter le Joker. Ledger écrit son propre nom sur le personnage et c’est très facile à le voir en faisant attention à son rôle: les gestes faciales et physiques, les regards, l’interaction avec les autres personnages… En lisant ou regardant des interviews, même si c’est très vaguement, on se rend compte très facilement que Ledger était entièrement mis dans son rôle (peu importe le motif). Le propre Eckart a raconté une histoire très intéressante que je vais vous résumer: il semble que Ledger a passé une heure entière en préparant la scène de l’hôpital avec le personnage de Dent en faisant des bruis très bizarres (des grondements) et en lançant des regards intenses aux autres, et Eckart l’a regardé pendant tout ce temps couché sur le lit pour que son interprétation soit encore plus crédible lorsqu’il devait parler au Joker.

Au-delà de l’interprétation et du niveau difficile d’égaler du script, Nolan réussit des scènes incroyables en prenant la caméra en main et en créant un ton noir et réaliste par propre volonté. Les sujets qu’il propose dans “The Dark Knight” ne sont pas différents de ceux que nous retrouverions dans le journal télévisif tous les jours, sans avoir le besoin de se laisser prendre par le gore ou la description grotesque et excessivement graphique afin de choquer le spectateur. Facilement, je vous propose l’exemple du “magic trick” du Joker, ou du portable caché dans le ventre de… Boff.

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La musique, dirigée par le brillant Hans Zimmer, fait croître ce potenciel et solidifie beaucoup mieux ce que nous regardons: sans se laisser prendre par des sentimentalismes innécessaires, Hans et Christopher complémentent cette obscure histoire de Batman avec des moments durs et émotionnels. Batman nous est présenté comme un être humain en plus, qui veut faire les choses bien mais qui entre temps fait des erreurs et se pose beaucoup de questions (surtout dans un point du film que je ne vais pas vous spoiler). Bref, nous connaissons tous cette brillante scène de l’interrogatoire au Joker, ou cette merveilleux fin que peu de films réussissent à présenter aussi bien.

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En parlant un peu sur les spoilers, je vous parlais avant d’un certain nombre de “fautes d’écriture” que quelques uns avouent avoir trouvé pour rabaisser ce film, comme pourrait l’être l’évolution de Harvey Dent, qui devient le villain final de l’oeuvre après avoir été présenté comme un politicien correcte et le chevalier blanc. Dire que ce changement est instantanné n’est pas une faute de l’écriture, mais une faute de perception purement personnelle qui peut être dûe au fait de ne pas avoir bien regardé ce qu’on nous montre. Harvey Dent n’est jamais présenté comme quelqu’un de parfait, et tout comme Batman, fait des erreurs. Avant de ce qui arrive à Rachael, il se fâche et est au point de tirer sur l’homme à qui il interroge après la “mort” de Gordon. Puis, Rachael meurt et Harvey perd la moitié de son visage et devient “Two Face”; étant faible physique et mentalement, le Joker profite pour se rapprocher et “pousser sa follie”. Une personne avec des problèmes psychologiques est facilement influenciable, et le Joker en profite. À la fin, nous trouvons un Harvey Dent qui veut se venger de la personne avec laquelle tous ses malheurs ont débuté: James Gordon.

Je vous donnerais plus de détails, mais je pense avoir beaucoup dit et je ne veux pas que cette critique devienne un roman ennuyeux. Bien sûr, vous pouvez toujours me contacter pour parler du film, pour me poser des questions ou mettre en cause ce que j’ai écrit ici.

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Long Story Short: Batman “The Dark Knight” n’est pas seulement un de mes films préférés, mais mon thriller favori, le souvenir du fait que même si je ne suis pas un grand fan des superhéros, celui-ci en particulier m’a beaucoup marqué depuis tout petit, en passant par le diptyque de Burton et de Schumacher, par les jeux-vidéo d'”Arkham”, par les nombreuses BD qui éxistent et par cette même trilogie de Nolan. J’espère que “Le Chevalier Noir” sera beaucoup plus aimé qu’aujourd’hui, mais bien sûr, il y aura toujours des personnes qui diront que le triste essai fantastique de Zack Snyder de faire un film mature de Batman est beaucoup mieux réussi que celui de Nolan. “Les gouts et les couleurs”.


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