Éclairage

L’éclairage est l’une des bases fondamentales de l’image d’un film. Sans un bon éclairage, il est difficile d’exprimer certains sentiments et même impossible d’utiliser beaucoup de prises. Nous pouvons comparer l’éclairage à la composition car les deux dirigent le regard du spectateur.

Passons en revue les différentes lumières en cinéma. Je vais nous épargner une majorité des détails car ils ne nous seront pas forcément utiles.

  • Le tungstène : Utilisé uniquement en intérieur, avec une lampe de 3200K de température, le tungstène (aussi appelé lampe à filament) est répandu pour sa flexibilité et son faible coût. Néanmoins, il créé une chaleur importante, consomme énormément de courant électrique et ne peut pas être utilisé à l’extérieur.
  • Le HMI : Température de 5600K et avec une intensité lumineuse très proche de la lumière du jour elle-même. Il est important de donner un temps à ces lampes à chaque fois qu’elles sont allumées ou éteintes. En raison de leur forte température, il peut être dangereux de les manier sans cesse. Le HMI est très cher.
  • La lampe à fluorure : Intensité plus faible par rapport au HMI et au tungstène. Ces lampes sont composées de plusieurs tubes (qui, pratiquement, peuvent être allumés ensemble ou séparément, au choix). La lampe à fluorure permet un éclairage très diffus, mais celui-ci est aussi relativement faible. C’est pourquoi il faut les placer près de ce qui est cadré.
  • Les panneaux LEDS : Intensité diffuse et consomment peu d’électricité.

Et maintenant, voici les différents types de lumière :

  • « Key light » : C’est la lumière principale d’une scène. Dans d’autres mots, c’est la lumière qui domine sur les personnages et/ou sur les objets.
  • « Fill light » : C’est la lumière qui fait disparaître les ombres qui ne sont pas touchées par la « key light ».
  • « Backlight » : Comme le nom l’indique, c’est la lumière qui touche un comédien / un objet dès derrière ou d’en haut.
  • « Kicker » : C’est une lumière qui touche le comédien du côté opposé à celui touché par la « key light ». Contrairement à une « backlight », le « kicker » ne couvre pas les deux côtés du comédien de manière égale. Elle est utilisée pour accentuer les bords d’un sujet.
  • « Sidelight » : Comme son nom l’indique aussi, c’est une lumière qui vient d’un des côtés du comédien. Elle créé un fort clair-obscur et donne un fort dramatisme à un sujet.
  • « Topper » : Lumière qui vient directement du haut.
  • « Hard light » : Lumière du soleil ou autre petite source lumineuse qui créé des ombres très bien définies.
  • « Soft light » : Lumière d’une source large qui créé des ombres très faibles ou, s’il y a assez de lumière, pas du tout d’ombres.
  • « Ambient light » : À mon sens, c’est une lumière qui est déjà dans un endroit (donc qui appartient à tel endroit). « Ambient light » s’utilise aussi pour un autre cas concret, mais je ne le connais pas.
  • « Practicals » : Des lumières appartenant à des « props » (cf. Mise en scène) tels que des lampes de table ou au plafond.

Encore quelques termes importants en éclairage :

  • « High key » : Éclairage sans ombres avec beaucoup de « fill light ». Souvent utilisé pour des publicités.
  • « Low key » : Éclairage sombre et obscur avec très peu de « fill light ».
  • « Bounce light » : Éclairage reflété dès quelque chose comme un mur, le plafond ou autre.

Si quelqu’un connaît la terminologie en langue française, ne doutez pas à partager ces informations dans les commentaires.