Types de film

Catégorisons maintenant les différents films, mais tenant compte qu’il existe aussi des dérivées comme dans n’importe quel art (par exemple, un mélange de deux types différents).

  • La fiction : Probablement, le film le plus répandu. C’est celui qui raconte une histoire. Souvent, beaucoup ont tendance à vouloir absolument lier la fiction à la réalité, mais dans le registre de la créativité, une fiction peut se prendre toutes les libertés qu’elle veut. Narrativement, elle devient invraisemblable uniquement lorsqu’elle ne respecte pas les règles de son propre univers. Par exemple, si dans un film policier qui a lieu dans une société dite « réaliste » et sans éléments surnaturels, il y a un policier qui peut se téléporter de manière arbitraire, le spectateur ne va pas accepter cette possibilité.

Brièvement, regroupons aussi les différents types de fiction. Appelons-les « les catégories cinématographiques » ou « les genres ». Notons aussi qu’il existe beaucoup de genres mêlés et inspirés d’autres, donc centrons-nous sur les catégories qui me semblent les plus basiques et importantes.

  1. La comédie musicale : Un de mes genres préférés de nos jours. La comédie musicale raconte son histoire à travers, en effet, la comédie, mais aussi la dance et le chant. Elle est souvent caractérisée par des mises en scènes des couleurs vives et des décorations époustouflantes (qui n’ont parfois rien à voir avec l’endroit où l’action se déroule) ; une prouesse des acteurs qui doivent non seulement jouer leur rôle mais aussi avoir un « esprit artiste » en termes de dance et/ou de musique ; et aussi la narration à travers la musique. Selon moi, chaque personnage est développé à travers les thèmes musicaux qu’ils chantent eux-mêmes. La comédie musicale est probablement le genre le plus difficile à filmer correctement : il faut des préparations très strictes et concrètes afin de pouvoir mener le projet à bon port. Tant d’éléments jouent un rôle dedans qu’il n’y a quasiment pas de place pour l’improvisation.
  • Le drame : Alors que nous lions souvent le drame à la tragédie, ceux-ci ne sont pas du tout le même. Le drame étudie des situations sérieuses dont le traitement peut se rapprocher de sentiments négatifs comme la tristesse ou le désespoir. C’est souvent le manque d’humour dans la manière dont l’histoire est racontée qui donne pied aux comparaisons avec la tragédie.
  • Le thriller : Aussi dit « suspense », le thriller est le genre de film qui génère une certaine tension et même crainte face à l’idée de ce qui va se passer. Cependant, le thriller n’est pas à confondre avec le mystère. Pour moi, il existe une différence essentielle entre les deux : le mystère se base sur le manque d’informations sur l’avenir de la part du personnage et du spectateur alors que, dans un thriller, le spectateur sait plus que le personnage, et c’est justement ce surplus d’information qui créé la tension et qui pousse le spectateur vers la crainte.
  • Le film d’amour : Elle se concentre surtout sur le développement de la relation amoureuse entre deux ou plusieurs personnages. Bien évidemment, des sujets tels que la passion et l’attirance physique peuvent y être intégrés et/ou être thèmes principaux du film.
  • Le film d’action : Il raconte souvent l’histoire d’un héros qui s’affronte à des ennemis et des situations spectaculaires à travers la violence. Souvent, ces situations hors-du-commun sont représentées à travers des persécutions à pied et/ou en voiture, la destruction des décors autour des personnages et même la mort du vilain.
  • Le film de super-héros : Il peut être considéré comme un sous-genre du film d’action, mais vu qu’il a une importance si forte de nos jours, je préfère le traiter séparément. Le film de super-héros se centre sur un personnage surdoué qui a la capacité, d’une manière ou d’une autre, de sauver les personnes communes comme nous.
  • Le film policier : C’est le genre qui s’approche plus du mystère que du thriller. Le film policier mène une enquête, souvent à travers un détective ou un agent de la loi, avec le spectateur. Dans la majorité des cas, il cherche à répondre des questions comme : « Qui l’a tué ? » « Comment l’a-t-il fait ? »
  • La science-fiction : Le mélange d’un monde normalement réel avec les possibilités que l’immensité de l’univers offre. Des voyages spatiaux, par exemple, sont une forme d’action très fréquente dans la science-fiction. De plus, ce genre cinématographique est fréquemment lié à des théories justement scientifiques qui existent à la base.
  • La fantaisie : Voici le genre qui mêle souvent des éléments surnaturels tels que des monstres, des créatures mythiques comme les dragons appartenant à différentes mythologies ou folklores. Je pense que la fantaisie que nous connaissons tous le plus est la fantaisie médiévale grâce à des œuvres comme Le seigneur des anneaux ou Game of Thrones.
  1. Le film d’aventures : Différemment au film d’action, le film d’aventures ne se centre pas sur ce que le héros fait de spectaculaire mais de comment il parvient à le faire au cours de l’histoire. Dans d’autres mots, le film d’aventures étudie plutôt le parcours du héros dans ses aventures.
  1. Le film d’horreur : Le film d’horreur cherche à manipuler les sentiments du spectateur pour le mener vers la peur. À mon sens, il ne faut absolument pas confondre le film d’horreur avec le gore. De même, je dirais que ce genre cinématographique est peut-être un des moins reconnus de la part du public et aussi un des moins traités comparé à d’autres.
  1. Le film bibliographique : Toujours dans la fiction, le film bibliographique (et non nécessairement auto bibliographique) se centre sur la vie d’un personnage qui est une personne réelle.
  • Le documentaire : Ici, c’est le documentaire qui veut absolument capter la réalité et la témoigner sous un point de vue concret, souvent pour critiquer un problème social ou politique.
  • Il existe aussi les docu-fictions : évidemment, un mélange des deux. Exemple : Close-Up (Abbas Kiarostami, 1990).
  • Le film d’animation : Tout métrage en dessin animé. Il peut être en deux et trois dimensions (2D et 3D). Une grande partie des films d’animation sont en 2D. Un exemple des exemples en 3D, en plus à l’aide de la technique du « stop motion » : Nightmare Before Christmas (Henry Selick, 1993) ; d’ailleurs mon film préféré.
  • L’animation en volume (« stop motion ») créé l’illusion des mouvements des objets pris à l’écran. Un autre exemple : L’Île des chiens (Wes Anderson, 2018).
  • Le film expérimental : Tout film qui va à l’encontre des règles données par le cinéma standard. Souvent aussi confondu avec le film culte, le cinéaste questionne toutes ces règles cinéastes mais aussi parfois sociales. Il va sans dire que le cinéma expérimental n’appartient certainement pas à l’industrie connue comme « commerciale ». Ces films n’ont pas comme but d’assembler des énormes quantités d’argent.

Maintenant que nous avons passé en revue ces bases, nous allons approfondir dans les différents départements que j’ai choisis pour notre cours de langage cinématographique.